Page 368 - Messages choisis volume 1 (2002)

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Chapitre 60 — Le rapport de la foi et des oeuvres
Napier, Nouvelle-Zélande
9 avril 1893
Frère A. T. Jones,
J’assistai à une réunion, en présence d’un vaste auditoire. Dans
un songe je vous voyais présenter le sujet de la justification par
la foi et de la justice du Christ imputée au croyant. A plusieurs
reprises vous avez dit que les œuvres n’ont aucune valeur, qu’il n’y
a pas de condition. J’ai vu qu’une telle présentation risquait de jeter
de la confusion dans les esprits, de donner une fausse impression
concernant la foi et les œuvres ; c’est pourquoi j’ai décidé de vous
écrire. Vos affirmations sont trop fortes. L’octroi de la justification et
de la sanctification, comme aussi de la justice du Christ, est soumis
à des conditions. Je connais vos intentions, mais vous produisez
une fausse impression sur beaucoup d’esprits. S’il est vrai que pas
une seule âme ne sera sauvée par les bonnes œuvres, il n’est pas
une seule âme non plus qui sera sauvée sans bonnes œuvres. Dieu a
établi une loi pour notre salut : il nous faut demander pour recevoir,
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chercher pour trouver, frapper pour que la porte nous soit ouverte.
Le Christ déclare vouloir sauver parfaitement tous ceux qui s’ap-
prochent de lui. Il invite chacun à venir à lui. “Je ne mettrai pas
dehors celui qui vient à moi.”
Jean 6 :37
. Vous avez la même idée
que moi sur ces sujets, mais votre manière de les présenter crée de
la confusion dans les esprits. Après que vous vous êtes exprimé
d’une façon radicale à propos des œuvres, si l’on vous interroge
sur ce même sujet, vos idées ne sont pas suffisamment claires, vous
ne savez pas définir les principes justes et vous ne réussissez pas à
accorder vos déclarations précédentes avec vos propres principes et
vos convictions.
Un jeune homme posa cette question à Jésus : “Bon Maître,... que
dois-je faire pour hériter la vie éternelle ?”
Marc 10 :17
. Et le Christ
* . Paru dans
Notebook Leaflets,
The Church, No. 5.
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